Te crois-tu si différent pour me jeter aux oubliettes ?

« Dimitri Williams mais pas que ! Ce fut un temps : Dimitri Rimaa-Williams ! »

Mais avant le théâtre, la poésie bien sûr, celle des premières tentatives sous le pseudo de Dimitri Williams …

On a le droit de rire : quand j’ai retrouvé le cahier Claire Fontaine, j’ai même failli avoir un rire de honte, puis le jeune poète que j’étais s’est rappelé à moi avec sa colère pleine de notre jeunesse entre fougue et naïveté. Il m’a dit : « Te crois-tu si différent pour me jeter aux oubliettes ? » Au-delà de la raison, il aurait pu même ajouter : « Pourquoi ce mépris de toi-même ? Et de ceux que tu as aimé ? ». C’est que ce pseudo est la combinaison de jeunes amants connus et fantasmés. L’amour donc provoque ce genre de phénomène souvent associé au romantisme. Alors, avant que la saison ultime ne chasse ces feuilles, voici quelques unes…

Je vous dédie à Jean-Nicolas Arthur Rimbaud, ma vie.

De ton absence me vint cette agonie, je la méprise sans m’y sauver car au satin de cet amour j’en suis maudit et c’est ainsi.

Comme cette porte éloignée
Méprisante entrée de lâcheté,
De-là, il les guida en parole fraîche
Pour en savourer leur contenu pimbêche,
Avec leurs airs de charlatan prétentieux
Ils inondèrent maladroitement chaque passage des cieux
Et de leur corps se bouffonnèrent une alchimie d’impolitesse
Faisant fresque aux couleurs des noms sagesse,
Comme un penchant de décor aride
Dans une vision de comédie à l’âme vide.
Ô! belle innocence; ô! fichtre insouciance,
Que devenez-vous de par ces temps vagabond,
De par ces foies de triste odeur sans fond
Fuyant la miséricorde glacée de notre chair
Dans la mixture et la froidure de ces très chers?.
Aux reproches des sajajous et autres boulimiques
Il se défendit par de contagieux tiques antique
Et en les quignolant d’imaginations ignorantes
Dans ces songeries journalières et pressantes.
Puis, las, le gardien de ces roquentins s’éloigna pour toujours
Dans un silence en crise de nuit au sens du jour.

Sombre mixité d’une symbiose
Lui en ma pulpe d’essence rose
Et moi en son esprit de grâce
Il est mon Olympe de sang fauve
Je suis sa crue coulant de mauve
À moindre nu doré et doux

Ne cherchez pas à comprendre l’inexplicable dans ce poème, mais bien au contraire il faut essayer le mode de fixation et d’échange entre ces vers et vos pensées profondes. La poésie a besoin d’être aimée, pensez-y!

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